Les fruits

Publié le par Docteur Paul Carton

A cause des vitamines, des principes sucrés et des sels minéraux qu'ils renferment, les fruits comptent parmi les aliments indispensables à l'homme. 

 

Ils doivent être donnés crus aux deux repas principaux en quantité plus ou moins grande selon les tolérances de chacun. 

 

L'intolérance pour des doses modérées de fruits crus tient uniquement à la mauvaise constitution du reste du régime et à la présence d'autres aliments désharmoniques dans les menus.

 

En commençant par des doses minimes de fruits très doux et très mûrs et en réglant logiquement les menus, on arrive à accoutumer tous les tempéraments et tous les malades, même entéritiques, à l'usage vivifiant des fruits crus.

 

Les principaux fruits doux se succèdent toute l'année : bigarreaux, guignes, grosses fraises, abricots, pêches, brugnons, prunes, groseilles à maquereau, poires, myrtilles, nèfles, figues, kakis, pommes, bananes.

 

Les fruits acides sont à éviter parles dyspeptiques, les anémiés, les déminéralisés, les tuberculeux (citron, orange, mûres, groseilles à grappes, framboises, cassis, cerises aigres, petites fraises, variétés de poires et de pommes acides, fruits pas mûrs ou tombés verts).

 

Les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes, cacahuètes) sont riches en principes azotés et huileux.

 

Ils peuvent servir à renforcer la ration azotée d'un menu et à faire mieux tolérer des fruits aqueux imparfaitement doux.

 

Les fruits secs sont utiles en hiver.

 

Le pruneau est le meilleur de ces fruits. Ses qualités laxatives sont précieuses.

 

Le raisin sec peut servir également.

 

Mais, on évitera aux dyspeptiques, aux déminéralisés les figues sèches et surtout les abricots secs (conservés à l'acide sulfureux), avec lesquels ils risquent des accidents d'acidification des humeurs.

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