Le régime de l’eczéma

Publié le par Docteur Paul Carton

La peau est le siège de ces sueurs profuses si fréquentes dans la phase critique. La sueur qui à l’état normal varie entre 800 et 1500 cc. par jour, peut doubler et et tripler à ce moment. La valeur de cet émonctoire est assez prouvée par les troubles qu’engendrent les brûlures cutanées dans les autres glandes évacuatrices. Elles deviennent rapidement le siège d’hyperhémies et de dégénérescences cellulaires opérées par le surcroit subit de besogne qui leur est imposé du fait de la suppression brusque d’une partie plus ou moins étendue du filtre cutané.

 

Signalons encore que c’est le passage de déchets irritants qui engendre au niveau de la peau les poussées d’herpès, de furoncles, les érythèmes, eczémas, etc. Toute infection cutanée traduit bien plus la mise en décharge de déchets malfaisants par la peau, qu’une contamination microbienne pure et simple. Aussi dans le traitement des infections cutanées, convient-il de s’attacher surtout à la désintoxication de l’économie, à la correction minutieuse du régime, à la suppression des acides et à la dérivation des toxines vers un autre émonctoire, qu’au traitement local symptomatique par les pâtes et pommades. Les Anciens le savaient bien. C’est ainsi qu’on peut lire dans Tissot (Essai sur les maladies des gens du monde, Paris 1771, p. 263), à propos des maladies de peau : «  Les applications extérieures sont presque toujours nuisibles ; elles font disparaitre le mal sans en dissiper la cause qui, se portant souvent sur les organes internes, produit les maladies les plus fâcheuses et les plus rebelles ».

 

L’eczéma relève de causes toxiques ou irritatives qui donnent du déséquilibre humoral :

-aliments trop putrescibles (porc, jambon, poissons, gibier), 

-ou acides (légumes et fruits acides, fraises, cidre, confitures de fruits acides) 

-ou fermentescibles (excès de pain, légumes blancs) 

-ou excès azotés (plats trop cuisinés ; fromages trop forts ou pris à doses trop fortes ; excès d’œuf ; œuf nature ; lait liquide)

-ou aliments sulfureux (noix, miel, légumes verts non changés d’eau, pain complet, huile d’olive, beurre rissolé).

Il faut penser aussi  aux manques de synthèse alimentaire (carence azotée ou sucrée), aux irritations externes (teintures chimiques), aux surmenages (excès d’exercices, d’héliothérapie, d’hydrothérapie).

 

 

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