La santé et la sécurité au foyer familial dépendent en grande partie de la surveillance du régime et de la cuisine

Publié le par Docteur Paul Carton

La discorde, les maladies, l'invalidité, la ruine s'installent au foyer des gens qui ne savent pas se nourrir correctement. Les ressources employées à acheter des denrées malsaines et coûteuses s'épuisent vite. Des mets toxiques, des boissons surexcitantes, des menus mal composés, une cuisine compliquée ou mal comprise engendrent l'angoisse et l'irritation nerveuses, l'intoxication et le déséquilibre des humeurs. Ensuite, c'est le fâcheux engrenage des jours de maladie, des incapacités de travail, les frais médicaux ou chirurgicaux, des intoxications pharmaceutiques,des souffrances incessantes, des récidives aggravées et de la mort prématurée.

 

Corrélativement, un malade ne peut retrouver la santé et refaire sa vie qu'en se constituant son propre directeur de régime et de cuisine, chez lui. C'est dire qu'on ne guérit jamais en suivant le régime de tout le monde ou en persévérant dans ses errements alimentaires, ou en s'abandonnant aux régimes collectifs des hôtels, restaurants, maisons de santé où trônent habituellement les pires erreurs d'alimentation et l'art des sophistications culinaires.

 

Malheureux les gens qui sont à la merci de leurs serviteurs pour l'achat et l'apprêt culinaire de leurs aliments. Heureux les simples qui connaissent la science du devoir alimentaire et qui savent cuisiner eux-mêmes leurs menus ! Ils peuvent se bien tirer d'affaire en toutes circonstances ou faire exécuter exactement ce qu'ils sont capables de réaliser d'abord eux-mêmes. Bénie la femme, prêtresse de son foyer, qui sait y faire régner l'ordre, la régularité, le régime synthétique et la cuisine simple qui constituent les éléments fondamentaux de la santé des siens.

Publié dans La cuisine simple

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