L’œuf aliment primordial

Publié le par Docteur Paul Carton

Par réaction contre l’absurde suralimentation qui faisait engloutir chaque jour par des surmenés et des débiles digestifs (devenus tuberculeux à cause de cela) jusqu’à 18 œufs crus par jour, en supplément de 5 repas et de 500 gr. de viande crue, la pauvre médecine officielle, qui continue à ignorer les lois synthétiques de la santé, même depuis qu’elle s’est mise, sous l’influence de nos écrits, à en parler à perte de vue, pour masquer et pour continuer ses errements décuplés (piqûres chimiques, vaccinations illimitées, etc.), s’est jetée dans l’excès contraire, en interdisant, à présent l’œuf comme un poison mortel pour tous les gens, bien portants ou malades. Or, si 18 œufs gobés chaque jour arrivent à démolir le foie et l’intestin (ictère, entérite), à donner des accidents congestifs (hémorroïdes, entérite sanglante, hémoptysie, épistaxis) et à conduire rapidement à la tombe, il est certain, d’autre part, que l’absence radicale d’œuf dans la nourriture des enfants et aussi dans celle des adultes, surtout s’ils sont végétariens, entraine des carences de matériaux indispensables et, par là même, un déficit dans les résistances vitales.

 

Les cas de véritable intolérance à l’égard des œufs sont rarissimes. L’œuf pris à dose modérée (1 ou 2 par jour, au plus) et présenté, au besoin, non pas nature, mais incorporé et cuit en mélanges culinaires est accepté par tous les malades et sert à la guérison de toutes les maladies y compris celles du foie et de l’intestin. La marotte de l’œuf du jour est même un excès inapplicable et inutile. Un œuf de quelques jours est beaucoup plus vivant et plus frais que son aliment de remplacement de remplacement la viande qui souvent se trouve frigorifiée, depuis des semaines (viande d’Australie) ou conservée depuis des mois (boîtes de conserve). D’ailleurs la toxicité de la viande, même fraîche et surtout celle du poisson, même très frais, sont toujours plus redoutables que celle qu’on a attribué à tort aux œufs même frais.

 

Il est évident, à coté de cela, que bien des œufs mis dans le commerce sont défectueux, non seulement parce qu’eux aussi sont conservés (œufs importés de Chine, cassés, mis en bidons ; poudre d’œufs qui sert pour la pâtisserie et la biscuiterie), mais encore parce que les poules sont nourries souvent d’aliments malsains (farine de viande, de poisson, huile de foie de morue). Que les personnes mal averties ne croient pas échapper à ces risques, en consommant de la viande, à l’exclusion des œufs, car les animaux d’abattoir et de basse-cour sont nourris, de plus en plus, d’une façon également industrielle (sang desséché, tourteaux, débris de poisson, huile de foie de morue) !

 

On a bien observé parfois des cas d’intoxication collective par les œufs, mais il s’agissait toujours d’œufs de cane ou de blancs d’œufs isolés, préparés d’une façon malpropre, avariés et présentés sous forme de gâteau à la crème (Saint-Honoré). Ces faits très exceptionnels prouvent seulement qu’il ne faut pas acheter de gâteaux à la crème et qu’il est préférable, d’une part, de faire sa pâtisserie soi-même et, d’autre part, de récolter ses œufs chez soi, chaque fois que cela sera possible.

 

Les œufs de poule sont les plus sains. Ceux de cane et d’oie sont à déconseiller. Ils sont lourds et indigestes et ils occasionnent souvent des troubles digestifs.

 

Publié dans Le guide du jardinage

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